Péripéties en Colombie canadienne

août 7, 2016 hgiguere No comments exist

7 aout 2016, Texte de Hélène

 

Savourer un bon latté et un petit déjeuner dans cette fabuleuse boulangerie de Pemberton est une petite douceur que nous n'oublierons pas de sitôt et ce, grâce aux activités nocturnes qui l'ont précédé. Une nuit sans répit, sans repos, une nuit qui déjà nous semble cocasse.

 

Nous avions passé deux jours en montagne, paysages magnifiques, montées sans relâche, très abruptes (comme jamais!) le beau temps, un ours à même croisé notre route. Une multitude de coups de pédales lourds et harassants sur une route parfaite, tranquille où nous avons poussé le vélo sur plusieurs km (ne dites pas à Normand que je l'ai dit), rendant la vitesse de croisière comparable à celle de la tortue au galop.

 

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Après seulement 25km, en fin d'après midi, nous avons établis notre campement sur un site de nuit des plus magnifiques, au bord d'une rivière vive et tonique (je l'ai testé!), rivière de montagne gazouillante qui dévale la montagne à la vitesse du tandem en descente... (sauf qu'elle n'a pas à se soucier du frottement des freins qui surchauffent la jante de roue et menace de faite exploser le pneu!)

 

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Je passerai rapidement sur la splendeur des lieux, sans trop m'épancher de descriptions car les images sont plus éloquentes.

 

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La descente d'hier était vertigineuse! Nous avons descendu en une heure à peine ce que nous avons pris deux jours à monter! Les nombreux arrêts étaient nécessaires au refroidissement des roues qui a chaque fois, étaient brûlantes. Une rare rencontre entre cyclistes a eu lieu en plein milieu de la descente avec Idan, israélien, une autre inspiration vivante qui vit avec un budget de 300$ par mois! Chargé jusqu'aux oreilles et roulant de l'aube au crépuscule.

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Résumons donc en disant que la descente était quelque peu épeurante de vertige et je vais encore sauter la description des lieux car je n'ai rien vu, ma bouche était grande ouverte en un cri continu, les yeux clos et les mains crispées sur le guidon!

 

Quand tout ça s'est calmé et que nous roulions enfin sur le plancher des vaches, le soleil et la chaleur contrastant avec la fraîcheur de l'altitude, nous avons pu nous ravitailler dans un sympathique village indien où nous notre apparence générale détonnait avec l'ambiance environnante. En ce samedi soir chaud et venteux, nous avons cherché refuge en divers lieux sans succès et avons opté pour notre premier camping sauvage en parc municipal. Ceux qui nous connaissent se souviendront de notre talent indéfectible pour dénicher des perles rares! La nuit tombée, nous avons élu domicile à l'ombre d'un petit bâtiment sur une pelouse bien grasse parsemée de tables à pic nic nous méfiant à peine des gicleurs, prétendants qu'ils allaient sûrement faire relâche un soir de week-end et une pluie menaçante...

 

Au lit à 22:00 nous avions conscience d'une certaine activité aux alentours. Vers minuit ça brassait un peu dans les parages, avec un bar et un "live band". On s'est fait repéré par une femme qui était bien surprise que des gens décident de venir faire du camping sur un terrain de ville en cette belle fin de semaine! Ce qui ne l'a pas empêché de revenir quelques minutes plus tard avec un mec avec qui s'est adonné a des activités que nous devinions hors mariage et ce, à deux brins d'herbe de nous. Leurs activités s'éternisant, nous envisagions de venir les surprendre avec notre "bear spray". Nous avons retenu nos ardeurs avec patience et compassion.

 

De 2:30 à 3:30 c'était la période où la musique a cessé et les gens avinés sont sorti en hurlant (leur tympans défoncés, ils ne s'entendaient plus eux-même). Brouhaha et tout le tralala...
Après, le calme plat nous permettait d'entendre le bruit d'un rongeur autour de la tente, ce qui avait pour effet de mettre Normand à cran...

 

Ensuite, de l'autre bout du parc, nous avons entendu un gicleur automatique qui de son jet puissant et continu, nous faisait miroiter notre prochain épisode d'agitation. A cet instant, soit les souris ont arrêté illico leurs gigotage, soit on a cessé de les entendre, préoccupés des mesures à prendre pour éviter de se retrouver au coeur de la tourmente, la tente étant tout près du prochain gicleur à s'automatiser. On a alors tout sorti de la tente et déménagé la tente de l'autre côté de la clôture, maintenant à la vue et au sus de tout passant, qui, bien heureusement, dormait à cette heure tardive.

 

 

 

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Non mais dites-moi que le site ne semblait pas parfait!

 

Une demie heure plus tard, nos vains efforts furent couronnés par un arrosage bien franc à chaque 5 minutes, le gicleur pas intimidé par la présence de la clôture.

 

C'est le chant mélodieux de corneilles qui nous a enfin permis de dormir durant la dernière heure de notre courte mais intense nuit.

 

 

Morale de l'histoire
1- camping sauvage le samedi soir: repérer les bars avant de choisir
2- les gicleurs automatiques:
    a) les repérer
    b) les neutraliser (vos suggestions sont les bienvenues (on a assez de notre morale à gérer))
3- établir le contact avec les locaux pour déterminer le camp de base idéal.

 

Pour la première nuit en camping sauvage de ce voyage, nous avions un peu perdu la main...

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Et puis oui!  nous avons eu une autre crevaison il y a deux jours mais nous avons enfin compris que le ruban de jante était trop ÉPAIS, ce qui rendait la pose impossible!  Le moral des pairs reste d'acier.  Qui peut être de mauvaise humeur dans un décor aussi magnifique, par temps parfait, quand la bonne bouffe (ouf!) et l'amour sont au rendez-vous.  Pour le vin, c'est malheureusement trop lourd..

 

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Paysage d'après feu

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