Mexique 3e partie Aticama à Toluca

février 5, 2017 hgiguere No comments exist

Mexique 3e partie article de Hélène

Article écrit Helene
 
Le changement d'année a eu lieu en compagnie de Nicolas, Marie-Josée et leurs enfants.  Une pause bien agréable en excellente compagnie et des margaritas mémorables.
 
Notre ami Nicolas et sa famille avec qui nous avons changé d'année
 
À Tépic, nous avons été accueillis par Alejandro, un hôte warm Shower de compagnie fort agréable
 
Mais le petit chien qu'il gardait n'a pas apprécié la solitude et en a profité pour détruire la moustiquaire de notre bonne vieille tente.
 
 
En sortant de Tepic, un couple en moto nous arrête illico en nous demandant si nous parlions espagnol. Aussitôt après ma réponse positive, micro et caméra en main, ils nous interrogent sur notre voyage.
 
Voici le résultat de l'entrevue:
 
 
 
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L'air est plutot pollué ici, où tout semble permis côté environnement.  Les feux à ciel ouvert sont fréquents et la culture par brûlis est pratique courante, ce qui colore l'atmosphère d'une brume de particule en suspension.   Le matin, à l'heure où les voitures se mettent à circuler, on sent une forte odeur d'"exauss" pénétrer par la fenêtre ouverte.  Les tuyaux d'échappement des camions sont souvent situés côté gauche et à la hauteur de notre visage et nous sommes souvent enfumés d'un nuage noir et toxique.  Pas si santé que ça, la pratique du vélo par ici!  À l'approche de la ville de Mexio, la qualité de l'air diminue considérablement.
 
 
Dépotoire de bord de route, ces lieux sont également l'endroit de prédilection des autobus qui y dechargent le contenu de leur latrines.
 
 
 
Téquila
 
 
 
 
Champs d'Agave sur fond de vache
à Tequila
 
 
Les feuilles d'agave sont comme des scies... Normand s'est fait "scier les jambes" à quelques reprises en prenant des photos...
 
Nous avons visité une distillerie de Tequila dans la ville du même nom.
 
Un petit morceau d'agave cuit, sucré mais à texture très fibreuse, plus ou moins agréable en bouche...
 
Ce qui reste de l'Agave, une fois les feuilles retirées, la "piña" est la partie utilisée pour fabriquer la Tequila
 
 
 
Guadalajara
 
À Guadalajara, nous avons été hébergés à la casa de ciclista (par Mario et Bernardo), siège d'un regroupement très actif au sein de la communauté, rendant la ville très dynamo-cycliste.  Adjacent au lieu d'hebergement, un atelier de réparations de vélo et un autre de fabrication de vélos de bambou.
 
"Casa del ciclista" de Guadalajara.  Ici, Mario et Bici, son chien
 
Nous avons eu droit à un solide coup de main de Mario concerant notre porte-bagage, et de Bernardo, qui m'a montré comment tendre notre chaîne de transmission.
 
 

Des amis autour de la table de la "casa del ciclista"

 

Danses ancestrales à Guadalajara
 
 
 
 
 
Ajijic, sanctuaire de cactus, hébergés par Edouardo, voyageur cycliste

 

 

Les animaux sont partout au Mexique!

 

 

 

 

 

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Ici, on récolte la résine de conifères pour en faire des bases pour la peinture ou l'encens

 

 
Ici, récolte de fruits et de légumes afin d'en faire des aliments...

 

 

Des tacos de la rue que nous affectionnons tant

 

La récolte du maïs se fait à la machette, ainsi que celle de la canne à sucre. Le foin en bordure de route est également coupé à la machette

 

 

Récolte de canne à sucre

 

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Dans le parc de Zamora nous faisons une promenade après le souper.  Nous sommes un dimanche soir de janvier, vers les 19:00. La nuit est tombée et comme à tous les dimanches soirs, dans ce "zocalo", l'ambiance est à la fête.  Des gens partout, des enfants, petits et grands sont d'humeur joyeuse.  Nous nous dirigeons vers la cathédrale, ouverte où une messe est en cours.  Réminiscences d'une églises visitée en Italie où nous nous sommes retrouvés captifs durant tout le temps de la messe ou simple respect pour les pénitents, nous quittons les lieux sans nous attarder.
 
 
 
Nous obliquons vers le côté de l'église où un marché public vend de tout, par secteur.  Des ceintures de cuir pour rancheros qui se marient parfaitement aux bottes de cowboy vendues dans les kiosques suivants et aux chapeaux du même style plus loin.  Ensuite, les dulcerias (magasin de bonbons), ces indécentes, pleines de sucreries, papillotes, fruits confits que j'ose à peine regarder tant c'est  trop!  Notre exploration nous ramène vers la place centrale en face de l'église.  Une patinoire devant laquelle des dizaines de jeunes font la queue.  Une vraie patinoire de glace où se loue des patins à l'heure.  En les voyant, il est clair qu'ils n'ont pas l'habitude de cette activité.  Tous des débutants du patin qui ont peine à se tenir debout.  Normand fantasme à l'idée de faire son "show" mais la file d'attente le rebute un peu...
 
Du monde partout.  Des enfants crient en faisant sauter des pétards.  Au loin, une musique nous parvient, très agréable.  Faisant notre chemin dans la foule, nous repérons un orchestre de cuivre qui, du haut du gazebo nous enchante de ses airs mexicains.  Les gens dansent aux mouvements de sautillements sur place, rappelant également les danses traditionnelles mexicaines.  Normand m'invite à danser mais j'aurais besoin de quelques margaritas afin de m'engourdir un peu les pieds, le devinant moins habile sur la piste de danse qu'avec ses patins.  
 
Nous rentrons à notre chambre, lentement.  Peu empressés d'affronter la nuit avec les cafards, maringouins et sans doute les souris, gecko et araignée géantes.  Sur notre lit, peu recommandable (je l'ai vu quand j'ai soulevé l'édredon en lambeau afin d'inspecter le tout.  Sur le drap mince, des morceaux de plâtre du plafond...) , nous avons installé nos matelas de sol, sacs de couchage et la moustiquaire, mais le sommeil sera léger, à l'affût, comme en forêt. 
 
 
Un peu découragée par la chambre offerte par un hôte Warm Shower!
 
Au petit matin, nous sommes réveillés par l'odeur nauséabonde que laissent les tuyaux d'échappement des voitures qui empruntent notre rue.  Ainsi va notre vie de nomade qui oscille entre le meilleur et le pire.  Le meilleur, nous le partageons, le pire nous rappelle comme on est bien, chez nous, dans ce pays aseptisé, où l'air est propre, où les chiens dérangent peu, où la madame du village ne peut pas prendre un micro le dimanche matin à 7:00 pour annoncer ses marchandises à vendre et réveiller tout le peuple, où il y a un règlement pour tout ce qui peut déranger l'autre. 
 
Ici, c'est le "free for all",  sur les routes, les boîtes de pick-up sont pleines de monde, les coins de rues ne s'encombrent pas d'artifices comme des pancartes d'arrêt , laissant aux gens la liberté de s'arrêter ou non. Aucune pancarte de "stop" ou "alta", les motocyclistes ne portent pas de casque.  Une femme assise dernière son homme sur la moto s'agrippe à lui d'une main en tenant son poupon sous son autre bras.  En ville, la musique est fortissimo, partout!  Les chiens sont partout, aboient tout le temps!  Les coqs en font tout autant.   Le sable, les rues de pierres ou défoncés sont des épreuves pour tandem chargé.  
 
 
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Nous avont fait un saut de quelques jours à Zihuatanejo, au bord du pacifique, pour visiter T.-A., la cousine de Normand et sa charmante famille
 

 
 
Vue plongeante de Zihuatanejo

 

 

Normand aime Zihuatanejo

 

 

Mais la chaleur torride et insupportable a raison de nous et nous regagnons la montagne!

 

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Le sanctuaire de papillons monarque de Cerro Pelon.
 
À la fin janvier, nous avons fait une promenade à cheval jusqu'au sanctuaire de Papillons monarques à environs 3600 m d'altitude.  Il s'agit bien des mêmes papillons que nous avons chez nous et qui parcourent des miliers de kilomètres pour effectuer leur migration annuelle. Là-haut, les papillons sont rassemblés pour l'hiver en de lourde mottes qui font ployer les branches des arbres sous leur poids. La nuit est froide et les papillons semblent sortir de leur torpeur dès que les rayons du soleil les réchauffe, prenant leur envol en nombre impressionnant.  Le vol de chaque papillon produit un léger claquement d'aile quasi imperceptible quand il est seul, mais en groupe, c'est un bruit de vibration comme celui d'un essaim, 
 
Video:
 
 
 
 
Zone archéologique de Tzintzuntzan près su lac Patzcuaro
 
 
 
 
 
A Malinalco, la zone archéologique de Cuauhtinchan
 
Situé en montagne, ce site n'était pas une ville mais plutot le lieu de cérémonies sacrées et souvent sanglantes...
 
 
 
Xochicalco. Ville azteque
 
 
 
 
 
 
Site aztèque de Xochicalco
 
 

On aime bien emprunter les chemins moins passants... Parfois les échangeurs sont un peu rudimentaires ...
 
 
Le volcan Popocatepetl au loin, tout près de Mexico

 

 

Mise en pli "cycliste"

 

 

Nos amis et hôtes de Toluca Guillermo et Janelle essayant tandem
 
 
 
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Nous cotoyons la pauvreté au quotidien.   On s'invente un travail comme on peut.  Une dame se promène parmis les passants pour vendre des petits sacs fabrication maison, une autre entre dans les commerces pour vendre son panier de sucreries.   Une vient d'entrer dans le café pour demander l'aumône.  Au bord des chemins, des hommes fauchent le foin à coup de machette, d'autres balaient l'autoroute.  
 
Jusqu'à maintenant, nous n'avons pas perçu de mauvais sentiments chez les mexicains.  Toujours de bonne humeur, gais et bien vivants, ils respirent la joie de vivre.  Sur la route, bien que nous ralentissions souvent le traffic, pas d'impatience ou d'agressivité démontrés.   Les gens semblent habitués d'avoir à ralentir et à partager la route avec des plus lents.
Les marchés, les soirs de fin de semaine, les fêtes de villages sont autant d'occasions pour se rassembler ou sortir de chez soi.  Il y a une participation active des gens et le "cocooning" si présent chez nous ne semble pas être pratique courante ici. 

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