El Salvador

avril 22, 2017 hgiguere No comments exist

El Salvador et Honduras - Article de Hélène et Normand

 

Depuis quelques jours, nous roulons avec nos amis Marie-Maude et Kevin, deux québécois tandemistes dont nous avons eu vent chez un hôte WarmShower du Peten au Guatemala et avec lesquels nous avons synchronisé notre route  afin de faire un bout de chemin ensemble.

 

 

 

 

 

La première journée ensemble au Salvador fût plutôt éprouvante parce qu'extrêmement chaude.   Vers la fin de la journée, Normand,  après avoir poussé la machine, a senti une faiblesse et à dù s'allonger.  Après une demie-heure, se sentant mieux, il s'est mis à hurler et à se contorsionner de douleur, pris par de violentes crampes musculaires aux jambes.  Impossible de se relever.  Quelques bons samaritains nous ont prêté main forte en nous amenant à la clinique et en allant nous cherche des rafraîchissements.  De la clinique, on nous a envoyé à l'hôpital.  Assis dans la salle d'attente, Normand a reçu plusieurs litres de soluté.  Le personnel médical à jugé bon de le garder sous observation quelques heures.  Il est ressorti après un séjour de 36 heures, bien hydraté, un peu fatigué par un manque de sommeil (son voisin de dortoir étant bruyant et fou), bien déterminé à faire tout ce qu'il faut pour éviter l'hôpital.

 

 

Nous avons séjourné chez José, un salvadorien qui a vécu une vingtaine d'années au Québec, un homme fascinant et d'une grande générosité, rempli d'anecdotes drôles et troublantes.  Il nous a expliqué un peu la vie des gens d'ici à travers le regard québécois. Vachement intéressant!

 

 

 

 

Un des volcans du Salvador

 

La chaleur extrême nous force à de nombreuses pauses...

 

 

...mais étrangement, à cause du déplacement d'air, c'est en roulant que la chaleur est la plus supportable.  Le sourire de nos amis en témoigne.

 

 

 

Magnifique coin de pays. De plus, un large accotement nous assure une certaine sécurité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis le passage à la frontière Salvadorienne, nous rencontrons des compatriotes cyclistes.

 

 

 

Chaleur pénible + rhume = repos

 

 

 

Les pompiers de l'amérique latine sont réputés pour être accueillants auprès de la population de cyclotouristes.  Nous trouvons à leur caserne douche, toilette, parfois l'usage de la cuisine, du salon, un coin  pour planter notre tente ou pour étendre notre matelas de sol.  Ils sont toujours d'une grande gentillesse.

 

 

Noix de cachou en développement

 

 

Kevin est très fier d'avoir déniché ce paradis du camping, en bordure de mer

 

 

 

 

 

Depuis que nous vivons des "faiblesses" chacun à notre tour, nous cherchons la compagnie des sauveteurs.

 

 

La déshydratation nous guette tous en ce pays de canicule

 

 

Texte de Normand

 

Sur le Honduras

Notre traversée du Honduras, dans sa partie la plus étroite, à l'ouest du pays face à l'océan Pacifique, fut avant tout une affaire d'amitié. Nous avions connu Kevin et Marie au Lac Atitlan , et nous roulons avec eux depuis notre entrée au Salvador et c'est un grand plaisir que de rouler avec eux!  Ils tiennent bien notre cadence même les fois où nous partons à la chasse aux lapins 😀, ils sont à la fois cultivés et sportifs, mais surtout curieux de tout et incroyablement sympathiques!  

 

 

Ils sont plus multi-sports que nous (escalade, surf, plongée etc, alors que nous sommes essentiellement ski et vélo); Leur vélo est moins performant que le nôtre, mais leur âge et leur belle énergie compense notre expérience à vélo ... et notre compétitivité  😉😎.

 

 

Nous avons donc mis 2.5 jours pour traverser le pays. Sans contact local , notre découverte du pays est restée superficielle et sans impression notable. Pas d'insécurité directe, comme relaté par les sites de voyage, mais pas autant d'ouverture des gens, comme par exemple au El Salvador qui subit pourtant les mêmes problèmes, souvent causés par l'omniprésence des gangs criminelles à travers le pays.  Il faut néanmoins comprendre que nos peurs du psys amènent à une certaine suspicion qui ne facilite pas le premier contact.

 

 

Nous avons principalement  roulé sur la Panam, autoroute qui traverse toute l'Amérique Centrale. Pourtant, c’était la plupart du temps une route à 2 voies certes fort achalandée, mais aussi parsemée de nids-de-poule et autres dommages découlant d'un entretien insuffisant. Pour éviter les bris, tous les véhicules zigzaguent à gauche et à droite pour contourner les obstacles, malgré les autres véhicules arrivant de face. Tout ce beau monde se dépasse à qui mieux mieux, dans les côtes, dans les virages, à coups de klaxon, parfois le cellulaire à l’oreille.   Dans ce contexte, les piétons , les chiens errants , les cochons en liberté et accessoirement les cyclistes itinérants n'ont qu'à bien se tenir!  

 

 

Le Honduras, avec ses chemins défoncés et l’absence d’accotement, aura été, pour certains d’entre nous, une épopée cabossée et éprouvante, dure pour la roue arrière du tandem de Kevin et Marie … En un peu plus de 3 jours, et moins de 300 km de route, un total de 15 crevaisons, un maillon de chaine cassé, puis ladite chaine remontée à l’envers (!), ensuite  le cable de vitesse qui s’est coincé dans la chaine, des patches collées sur le tube percé … qui se sont mises à décoller.  Bref, comme disait un célèbre homme de baseball (Yogi Berra!), :  C’est pas fini tant que c’est pas fini!!!  Ou encore:  « Y en aura pas de facile! « 

Les problèmes  se sont finalement résolus après 4 tubes neufs, une dizaines de patches, du fond de jante, un pneu neuf et quelques coups de pieds dedans!

Heureusement pour nous tous, nous avons enfin franchi ce soir la frontière du Nicaragua, pays qui, malgré son passé communiste et ses années interminables de révolution et de guérillas, a maintenant bien meilleure réputation que les El Salvador et Honduras que nous venons de traverser depuis 10 jours.  Ouf nous voilà sauvés et en sécurité, espérons-nous tous un peu candidement …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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