Auteur : hgiguere

novembre 16, 2017 hgiguere 1 comment

Pérou

Texte de Hélène

Bienvenue au Pérou, pays complexe rempli de contrastes.

Le climat chaud et humide de la région amazonienne du nord du Pérou se prête très bien à la culture du riz qui est d'une excellente qualité.  Nous avons également vu des cultures de cacao et de fruits tropicaux.

Une tempête tropicale courte mais intense à laquelle nous avons échappé de justesse!!!

En arrivant à Bella Vista, petit village perdu dans ses cultures de riz et de cacao, nous cherchons le gîte alors que la nuit s'apprête à tomber.  Comme à l'habitude, notre arrivée à la "plaza central" est très remarquée.  Nous faisons le tour des hospidajes et tous se disent remplis pour la nuit.  Après 5 tentatives, nous nous rabattons sur le poste de police, comptant demander la permission de camper dans un lieu de leur choix. 

Le policier de garde nous suggère de frapper à la porte de son voisin.  Une dame me répond et refuse ma demande.  Je lui explique le contexte.  Elle finit par accepter mais nous la sentons bougonner, sans trop comprendre pourquoi. Elle nous installe à l'intérieur, à côté de l'arène de combats de coqs.  Nous prenons nos aises et cuisinons notre souper, très confortables.  Plus tard, nous constatons que nous sommes seuls, avec une trentaine de coqs bien tranquilles. 

Vers 22:00, un homme entre. Il vient nous voir et nous parle, mais j'ai du mal à comprendre ce qu'il dit.  Je crois comprendre qu'il est propriétaire des lieux et qu'il se demande sans doute ce que deux greengos font dans sa basse-cour.  Il est ivre et ne semble pas content.  Je lui tend la main en nous présentant.  Je commence à lui expliquer la situation.  Il m'interromp, prend un coq et sort.  Quand il revient, dix minutes plus tard, il est tout sourire et nous souhaite la bienvenue chez lui.  Il a sans doute parlé au policier.  Il nous chante la pomme à la manière maladroite des ivrognes et finit par aller se coucher.  Les coqs ont finit par nous chanter la pomme à leur tour, dès l'aube venue, dans une cacophonie indescriptible.

Nous avons roulé au bord de la rivière Utcubamba, un des affluants de la rivière Amazone.  Un vrai délice pour les jambes, après l'intensité des chemins de montagne de l'Équateur.

Normand a parfois des goûts exotiques.  Ici, il a voulu essayer la cashca qui était au menu.  Le poisson avait apparament un squelette externe et une peau gluante, pas facile à décortiquer... 

En revanche, la ceviche, spécialité péruvienne est, de l'avis de mon expert, savoureuse.  Il s'agit d'un plat de fruits de mer cuits en marinant.  À côté, la cancha, maïs rôti qui a la saveur du maïs souflé.

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Les ruines de Kuelap

 

Pour accéder aux ruines de Kuelap, nous pouvons enfin utiliser le premier et seul téléphérique du Pérou.  Il y a six mois seulement, la montée se faisait à pied sur un sentier sinueux.

Cité archéologique située en Amazonie péruvienne construite par les chachapoyas au sommet d'une montagne, à 3000 mètres d'altitude, ce site a de particulier ses constructions rondes et un mur de vingt mètres de hauteur qui entoure la cité. 

Une maquette reproduisant le village en des temps florissants

Trois entrée étroites permettaient d'accéder à la ville.

 

La végétation tropicale, les arbres couverts de végétation et son climat plutôt pluvieux lui donnent une ambiance mystérieuse.

Les morts étaient enterrés en position fœtale, prêts pour la nouvelle incarnation, dans le sol de leur maison et on construisait par dessus.  

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Les 500 kilometres qui séparent Leymebamba de Pallasca nous ont donné beaucoup de fil à retordre. 

Beaucoup de montées se soldant au sommet par la pluie et le froid mordant.

Mais au lendemain de cette journée difficile, nous vivons des moments de pur délice!  

Et nous avons été surpris et émerveillés à maintes reprises par la splendeur qui nous attendait au prochain tournant. 

Tel une oasis, cette luxuriante vallée au milieu de montagnes arides abrite des arbres fruitiers de toutes sortes et la chaleur qui y règne est torride!

Quand les villages se font rares, nous n'avons d'autre choix que de filtrer l'eau que nous trouvons.

 

 

Un campement de fortune trouvé à la toute dernière minute de clarté 

Le labeur d'une journée entière se lit dans les sillons de cette montagne et nous procure le sentiment du travail accompli à la sueur de nos fronts

Un autre type de sillons, de dur labeur et de sueur de front.

En compagne de Jenny de Belgique et de Carlos de la Colombie, nous nous sommes attardés à Cajamarca, trébuchant sur une fête de village et profitant de l'ambiance pour prendre un bain culturel.

Ici, le sol rouge semble déteindre sur les maisons.  C'est que les blocs sont faits directement à partir de la terre locale.  

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 C'est pourquoi les maisons semblent souvent se fondre au décor.

Dans cette région, la spécialité de chaque maison est la fabrication artisanale de tuiles de toit, toujours avec la terre locale qui arbore sa teinte particulière

Du pays lointain d'où nous venons, nous trouvons certaines caractéristiques incompréhensibles.  Par exemple, dans un village donné, tous les commerçants vendent les même produits, les étalages semblent calqués les uns sur les autres.  Nous aurions mille et une suggestions à leur faire quant à l'importance de développer sa niche, de se démarquer.  Mais au fond, peut-être sont-ils tout simplement solidaire, craignant de s'enrichir aux dépends des autres

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Nous n'avons pas osé les prendre en photos les nombreuses femmes qui, habillées à la manière de leurs ancètres, assises au bord de la route, filaient la laine de leur moutons, tantôt entourées de ceux-ci, tantôt, accompagnées de leusr enfanst.  Certaines tricotaient même tout en marchant le long de la route. L'artisanat est au coeur de la vie de ces femmes qui sont les gardiennes de la tradition.

Si l'état de la route varie d'excécrable à parfaite, les dénivellés sont toujours très importants et la progression est plutôt lente, même en descente car le chemin est soit très pendu, soit très étroit ou soit en très mauvais état.  Dans cette folle aventure, nous avons mis notre monture à rude épreuve.

À d'autres moments, du sommet où nous étions le matin, nous pouvions apercevoir le village de destination prévu pour la fin de journée, avec entre les deux, à vol d'oiseau, tout au plus dix kilometres, mais qui par la route en serpentin, nous faisait tout descendre et tout remonter, le tout, en 40 km! 

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Les derniers chemins de terre et de roc ont eu raison de deux de nos pneus.  Nous avons dû, à regret, prendre le bus pour Lima afin de remplacer le matériel endommagé.  À regret car la section à venir promettait de belles découvertes; une belle route de descente le long d'une rivière, le "canyon del Pato" une section de route qui traversait des tunnels sur une corniche de pierre, et enfin Huaraz et la Cordillera Blanca, avec ses paysages de montagnes enneigées.  Cependant, les regrets sont atténués par le témoignage d'amis cyclistes nous ont parlé des difficultés de la route et de son mauvais état.

 

La ville de Lima

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