Équateur – Texte de Hélène

novembre 9, 2017 hgiguere 3 comments

Équateur - Texte de Hélène

 
 
Ha!!  L'Équateur!!  Pays qui évoque la chaleur de sa latitude!  Je m'en faisais une image tropicale et chaude.  
 
 
 
 
 
C'est que le pays est très montagneux!  En gros, comme en Colombie, nous avons trois choix de routes possibles.  La côte et l'autoroute Panaméricaine avec sa circulation effrennée de gros camions et sa chaleur, la montagne avec ses petites routes avec fort dénivelé peu fréquentées et la jungle et sa chaleur encore une fois torride, ses moustiques et ses forêts sauvages.  Nous avons opté pour les routes tranquilles de montagnes où l'air est plus frais.  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le Cotopaxi culmine à 5 897 mètres d'altitude, situé au sud-est de Quito, la capitale.  Il est le plus haut volcan actif de ce pays. Son éruption la plus importante date de 1877, lorsqu'il détruisit plusieurs villes et vallées.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Chez Ronnie et Suzie, couple d'expatriés Américains en ces terres sud américaines, nous nous sentons comme chez.  Ça fait du bien de faire un petit plongeon dans la modernité.  Nos hôtes sont charmants et nous avons de nombreuses affinités.  
 
 
 
 
 
  Ils nous guident au marché de leur village où ils nous partagent leurs découvertes
 
 
 
 
 
 
La chaleur, sur cette autoroute, est torride et le moindre coin d'ombre a son utilité.
 
 
 
 
Quito
À l'approche de Quito, alors qu'il ne nous restait que quelques kilomètres à parcourir, nous avons vu un peloton de cyclo-voyageurs, en pause.  En nous approchant, quel ne fût pas notre étonnement de constater qu'il s'agissait d'une famille de six, française en sus!  On jase un peu et les invitons à se joindre à nous et dormir à la casa del ciclista.  Bien qu'ils en soient au jour un de leur tour cycliste et à leurs tout premiers kilomètres, ils acceptent de nous suivre.  Nous ferons plus ample connaissance tout au long de la journée.
 
 
 
 
 
 
 
 
La visite de la ville de Quito
 
 
 
 
 
 
 
À la suggestion de Santiago, notre hôte à la casa del ciclista de Tumbaco, tout près de Quito, nous avons fait un petit détour vers l'Amazonie;  ça fera changement des montagnes et de leur climat frisquet.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La route était de qualité impeccable avant ce glissement de terrain.  
 
 
 
 
Avant de descendre vers les lattitudes tropicales de l'Amazonie, nous avons eu très froid.  Et moi qui pensait que l'Équateur était le pays le plus chaud des Amériques à cause de sa  situation géographique équatorienne!  Je n'ai jamais souffert du froid comme ça chez nous!!!  Il faut dire que je n'avais pas apporté tout mon attirail d'hiver...
 
 
 
En direction le l'Amazonie, nous traversons un canyon qui suit el Rio Pastaza.  La descente vers Baños, au début pluvieuse et très froide, devient très agréable à mesure que nous perdons de l'altitude.  Nous faisons une pause en cette ville (3e lieu le plus touristique de l'Equateur) pour profiter des eaux thermales.  En visitant la ville, nous retrouvons par hasard la famille des 6 français.  Nous irons nous baigner ensembles.
 
 
 
 
 
Les bains consistent en 4 ou 5 bassins, plus ou moins peuplés.  Nous choisissons un bassin peu fréquenté et nous y restons 2 minutes à peine car pas assez chaud.  Nous comprenons les différences de concentration humaine dans les bassins lorsque nous mesurons la température de l'eau, le gros orteil en guise de thermomètre.  Nous finissons comme tout le monde, dans le bassin le plus peuplé, cordés comme des légumes dans une soupe minestrone (la couleur de l'eau s'en apparente également, avec une petite vapeur de chaleur qui flotte au dessus).  
 
 
 
 
 
La descente su poursuit le jour suivant jusqu'en Amazonie.  Cette route était magique parsemée de cascades et de falaises. Quelques tunnels étaient évités par une voie cyclable qui contournait la montagne.  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Nous avons longuement hésité à emprunter une route qui nous semblait sans issue en consultant la carte.  Nos amis franco-suédois, eux, se sont laissé tenté et ont vécu une expérience bien particulière en traversant cette rivière en tyrolienne.  Nous avons agi en poules mouillées et le regrettons amèrement.
 
 
 
 À Puyo, en Amazonie, nous visitons un jardin botanique privé.  Le propriétaire y travaille seul depuis quelques décenies à conserver et à restaurer la faune et la flore amazonienne qui a disparu de cette région, laissant place aux monocultures.  
 
 
 
 
 
 
 
 
Le dessous de cette feuille nous réservait de jolies surprises.
 
 
 
 
 
 
 
La route du côté de l'Amazonie était très agréable avec un pavage parfait et une ciruclation lourde modérée mais pour visiter la jungle, il fallait s'engager davantage dans les profondeurs de la forêt.  Une excursion de plusieurs jours avec transport en bateau ou en avion nous aurait mieux fait vivre un bain d'exotisme.
 
 
 
 
 
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Nous avons pris une pause de quelques jours à Cuenca.
 
Une petite visite à ce magasin de vélo et de fil en aiguilles, Marcelo prend en charge les petits problèmes mécaniques de Tandem et les règle avec grand succès.  Depuis nos dernières visites en boutique de vélo, nous sommes plutôt prudents et hésitons beaucoup à convier notre monture à des inconnus...
 
 
 
Augusto, collectionneur de vélos originaux, a commencé à importer et à vendre des vélos des États-Unis ici, il y a quelques décennies et a ainsi contribué à la vitalité cycliste de la ville de Cuenca.  Il nous a également donné un sérieux coup de main avec les problèmes mécaniques de Tandem.  
 
 
 
 
Sur la route vers Loja, à trois jours de la destination, nous dépassons de nombreux marcheurs et cyclistes.  Après discussion, nous apprenons qu'il s'agit d'un pèlerinage en l'honneur de la "Virgen del Cisne".  La marche durera 3 jours et se terminera à Loja.  Normand est comblé de bonheur d'avoir autant de lapins à dépasser!
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Le séjour en Equateur s'est clôt par la journée d'anniversaire de Normand.  Une journée mémorable qu'il a voulu souligner  à sa manière.  Comme Normand est un homme de tableaux et de statistiques, il a voulu laisser une trace en fracassant des records.  À ma manière, j'ai voulu souligner le jour spécial en acceptant toutes ses excentricités.  Nous avons donc battu les records suivants:

L'heure d'arrivée la plus tardive, établie à 20:00 en Colombie Britannique.  À son jour d'anniversaire, nous avons terminé la journée de vélo à 20:30, alors qu'il faisait noir depuis plus de deux heures.

Nous avons pédalé durant 7h13, alors que le record précédent était de 6h45.

L'ascension totale était de 2500m, alors que le maximum grimpé avait été de 1500 mètres!!

Pour une fête, Normand en a eu toute une!  Mais pour l'an prochain, son cadeau sera plus modeste, du genre un ensemble de cinéma maison...

 
 
 
 

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